le 20-05-2011

Photo sur toile : le principe


Le concept de fabrication de tableau utilisé pour la production des photos sur toile est depuis très longtemps utilisé par les artistes peintres pour la confection de leurs tableaux.


Le modèle : la toile à peindre

La toile que les peintres utilisent est généralement en lin ou en coton. Avant d’être peinte, la toile est enduite avec un colle qui va venir boucher les trous dans la maille du textile et, dans une certaine mesure, l’imperméabiliser (la toile n’est pas forcément totalement imperméable, une peinture fortement diluée dans l’essence de térébenthine parfois utilisée pour les sous-couches peut tout à fait traverser les enductions les plus fines et tacheter le verso de la toile – seule la sous-couche de colle peut être considérée comme imperméable, les couches supérieures pouvant, selon les cas, êtres légèrement absorbantes – certains artistes peignent directement sur des toiles non enduites, hypothéquant par la même la durée de vie de leur travail).

Dans tous les cas, il est important que l’enduit soit homogène. Par exemple, si un enduit venait à être moins imperméable à un endroit ou si, pour une raison pour une autre une fissure apparaissait dans l’enduit, alors cette petite zone deviendrait légèrement absorbante et « assècherais » la peinture qui serait déposée dessus, y prélevant les composants liquides tel que l’huile. Le peintre se retrouverait ainsi avec des zones très mates sur sa peinture qui trancheraient avec l’aspect brillant de la peinture à l’huile (celle-ci étant très longue à sécher, elle conserve généralement un aspect très brillant pendant environ une semaine – la brillance de la peinture dépend également des médiums utilisés pour la lier / diluer, ces médiums pouvant également être absorbés dans le cas que nous évoquons ici).
Ce genre d’aléa peut arriver notamment chez les peintres qui confectionnent eux-mêmes, de A à Z, leurs tableaux : le manque d’expérience et de savoir faire conduit souvent à rater l’enduction de la toile.


La toile « canvas » imprimable utilisée pour les tableaux photo

La toile utilisée pour l’impression de vos photos est appelée « toile canvas » ou tout simplement « canvas ». « Canvas » signifie « toile » en anglais. Parler de « toile canvas » n’a donc pas vraiment de sens mais c’est une appellation souvent utilisée. Par commodité de langage, nous allons simplement utiliser le terme « toile ».

Cette toile, donc, peut être confectionnée avec différents textiles. D’une manière générale, le grammage des toiles utilisées en impression numérique oscille entre 300 et 450 gr/m². Le grammage n’a pas de rapport direct avec la qualité de la toile : une toile à fort grammage ne permettra pas nécessairement une bonne impression et compliquera en plus le montage sur le châssis (nous y reviendrons). L’enduction de cette toile ne répond pas aux mêmes exigences que ce que nous avons vu plus haut pour les artistes. Ici, l’enduit doit être adapté aux encres qui seront utilisées, avoir une blancheur la plus pure possible et surtout : le gamut le plus étendu possible.


Caractéristiques des encres et de la toile - colorimétrie

Vous le savez peut-être déjà, la photo sur toile peut être imprimée avec deux types d’encres* : encres aqueuses (à base d’eau) ou encres à solvant (à base de solvant). Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier consacré aux imprimantes numériques pour toile canvas.

Les encres aqueuses sont beaucoup plus sensibles aux supports à imprimer que les encres à solvant. La différence la plus notable, c’est que les encres aqueuses ne peuvent en aucun cas être utilisées sur un support imperméable : elles ont besoin d’une surface absorbante.

Pourquoi ? C’est très simple : les encres aqueuses peuvent être assimilées à de l’eau. Si vous mettez de l’eau sur une vitre posée à plat, l’eau formera des goûtes qui glisseront à la surface de la vitre. Au contraire : si vous mettez de l’eau sur du papier, celle-ci sera absorbée (à moins bien entendu que le papier soit déjà saturé en eau). Les encres à solvant n’ont pas ce problème et peuvent être utilisées sur pratiquement n’importe quel support.

Pour en revenir à la toile destinée aux encres aqueuses, avoir un enduit légèrement absorbant ne suffit pas : si l’absorption est trop importante et profonde, les couleurs perdront beaucoup de leur éclat et le gamut sera considérablement réduit.

Vous me direz : si les encres aqueuses sont si sensibles à la qualité du support, pourquoi ne pas utiliser uniquement des encres à solvant ?

Là encore, la raison est très simple : les encres aqueuses permettent une qualité d’impression et un gamut bien plus élevé que ce qu’on peut obtenir avec des encres à solvant. Pour faire un mauvais jeu de mot : « il n’y a pas photo ».

Il faut donc utiliser une toile qui combine un blanc intense et le gamut le plus large possible pour un tarif raisonnable (il n’est bien entendu pas question de divulguer ici les noms de nos fournisseurs) – l’expérience du fondateur de Toile Impression garantie le choix des meilleurs produits aux meilleurs prix.

* En plus des encres acqueuses et à solvant, les encres "Latex", spécialité du fabricant HP, sont de plus en plus utlisées. Elles sont assimilables aux encres à solvant dont elles reprennent les avantages (résistance en extérieur, résistance aux abrasions, faible coût des encres) tout en étant plus respectueuses pour l'environnement et pour les opérateurs (pas de solvant, pas d'odeur). Comme pour les impressions solvant, les impressions en latex sont réalisées en chauffant le support pendant l'impression. Bien que les traceurs Latex soient plus onéreux à l'achat que les traceurs à solvant, ils sont de plus en plus utilisés au détriment de ces derniers. Comme les encres à solvant, les encres latex sont destinées avant tout à la communication visuelle (signalétique) et ne sont donc pas adaptées à des tirages très haut de gamme de qualité photographique.


Montage de la toile personnalisée sur le châssis en bois

Une fois imprimée, la toile photo doit être tendue sur un châssis. Les châssis que nous utilisons sont rigoureusement les mêmes que ceux utilisés par les artistes peintres. Les formats proposés correspondent aux standards de la peinture (format dis « figure », « paysage » et « marine »).
Afin de nous conformer à la demande de nos clients, nous proposons essentiellement des formats « paysage » et « marine » (qui sont proportionnellement proches des formats natifs des photos numériques) auquel nous avons ajouté des formats carrés et panoramiques. Le châssis est en fait un cadre en bois. La section du bois utilisé (du sapin) fait 1,8 à 2,5 cm d’épaisseur en fonction des formats.

Habituellement, des châssis de +/- 4 cm sont également proposés. Ces châssis, bien que plus résistants et moins sujets au vrillage, ne sont pas très adaptés à la photo sur toile dans le sens où le bord perdu qu’il faut prélevé sur la photo pour recouvrir les côtés du tableau s’en trouve doublé, ce qui réduit notablement les possibilités de cadrage et le risque de se retrouver avec des photos qui ne pourront pas être cadrées correctement car des éléments importants de la photo pourraient se retrouver déportés sur les bords du tableau, ce qui n’est pas le but recherché.

Les châssis les plus grands sont renfoncés par une ou plusieurs barres centrales afin de prévenir toutes déformations (les pressions exercées sur le châssis par la toile sont bien plus importantes que ce qu’il peut sembler au premier abord !).


Tension et fixation de la toile

Tendre la toile est une étape cruciale qui demande de l’expérience : la toile doit être correctement tendue, ne pas être lâche, la tension doit être uniforme, les coins doivent être correctement pliés et le châssis ne dois pas vriller.

Une toile pas assez tendue va gondoler, ce qui est du plus mauvais effet. Un mauvais pliage de la toile sur les coins du châssis donnera lieu à une surépaisseur particulièrement inesthétique, sans parler du risque de voir gondoler la toile à cet endroit.

Pour finir, une fixation de la toile mal réalisée entraînera inévitablement un vrillage du châssis, celui-ci pouvant complètement se tordre voir même se disloquer dans les cas les plus extrêmes. Pour ne pas en arriver là, il faut éviter de tendre la toile de façon excessive, appliquer une tension régulière sur tout le châssis et suivre une procédure rigoureuse pour la fixation. Les châssis de 4 cm d’épaisseur sont plus résistants à ce phénomène, ce qui ne veut pas dire qu’ils préviennent totalement ce risque.

Les toiles utilisées par les artistes sont traditionnellement fixées sur le cadre du châssis par des clous répartis sur la tranche du tableau. Néanmoins, les peintres plus expérimentés ont l’habitude de fixer leurs toiles avec des agrafes, à l’arrière du châssis. Pourquoi ? l’une des raison les plus simples est que ce système de fixation va grandement faciliter le rentoilage : il est plus simple d’enlever une agrafe qu’un clou et le fait de fixer la toile à l’arrière augmente l’espace entre les trous laissés par les agrafes et la zone peintes : cela diminue nettement le risque d’abîmer les œuvres et encore une fois, facilite le rentoilage (le fait de monter la toile sur un nouveau châssis).

Pour la fixation des impressions photos sur toile, nous utilisons nous aussi une fixation par agrafes à l’arrière du châssis. Ce choix s’explique non pas par une problématique de rentoilage (la question ne se pose pas pour les tableaux photos) mais uniquement par un choix esthétique : nous préférons que les agrafes se situent à l’arrière et restent de ce fait invisibles : c’est aussi simple que ça – les sondages réalisés auprès de notre clientèle nous confortant largement sur ce choix.


Le châssis à clé

Les châssis utilisés pour la confection des tableaux sont aussi appelés « châssis à clés ». Les « clés » sont en fait des petits « tasseaux » de bois qu’il est possible d’insérer sur chaque coin intérieur du châssis dans des fentes prévues à cet effet. En enfonçant ces tasseaux plus ou moins profondément dans les fentes du châssis, on va légèrement écarter la structure du châssis de manière à augmenter la tension de la toile. Cela permet notamment de compenser les variations de la tension de la toile qui s’opèrent pendant le séchage de la peinture et lorsque la toile est exposée à des changements de température ou d’humidité.

Les toiles canvas qui font l’objet d’une impression numérique, quel que soit le type d’encre utilisé, ne subissent pas du tout les mêmes contraintes que les toiles destinées à la peinture à l'huile (ou acrylique). En effet, ces dernières sont exposées à un enduit plus complexe sur lequel sont appliquées différentes couchent de peinture ayant chacune une composition et des temps de séchage différents, le tout étant souvent recouvert par une couche de vernis de protection qui est appliqué sur la peinture environ un an après le dernier coup de pinceaux (temps généralement considéré comme nécessaire au séchage complet de toutes les couches de peinture à l’huile). L’application de ce vernis va alourdir la toile et apporter une certaine humidité qui peut aboutir à une perte de tension : d’où l’utilité des clés (qui doivent être utilisées avec parcimonies pour ne pas risquer de détériorer définitivement la couche de peinture qui peut craquer ou « sauter » si elle est soumise à une tension trop importantes : la peinture séchée n’est pas élastique).

De ce fait, si la toile est bien tendue au moment de la fabrication du tableau photo, on peut considérer que l’utilisation des clés est obsolète à moins que ledit tableau se retrouve exposé à des variations importantes de température ou de taux d’humidité qui vont détendre / tendre la toile.

Il faut aussi savoir que l’usage des clés requiert beaucoup de prudence : les clés se trouvant à plus ou moins 1 cm de la toile, un mauvais coup peut très facilement abîmer définitivement celle-ci.

Bien que Toile Impression utilise des châssis à clés pour la fabrication de vos photos sur toile, les clés, sauf cas particuliers, ne sont donc ni montées sur les châssis ni fournies (il est possible de les commander en option).


La durée de vie des tableaux photos

La durée de vie théorique des encres ultrachromes que nous employons est de 75 ans pour les couleurs et 100 ans pour le noir et blanc. Cette durée de vie peut varier en fonction de l’environnement dans lequel le tableau est installé. Pour les encres à solvant (que nous n’utilisons pas), la durée de vie est très variable et dans tous les cas inférieure à ce qu’on peut obtenir avec les encres pigmentaires ultrachromes.

D’autres encres aqueuses, qu’elles soient « dye » ou pigmentaires, ont elles aussi des durées de vie très variables, les encres « dye » ayant la durée de vie la plus courte : ce sont les encres qu’on trouve dans les imprimantes jet d’encre premier prix. Certains traceurs grand format utilisent des encres dye : ils sont alors destinés à réaliser des tirages qui n’ont pas vocation à durer ou pour lesquels la colorimétrie n’a pas d’importance comme par exemple des plans d’architectes, des graphiques grand format pour une présentation ou encore des tirages destinés à des évènement limités dans le temps.


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